Mardi 20 Février : consultation à l'institut Curie pour ma fille . Rémission totale . L'équipe est OK pour une deuxième transplantation sous réserve de nouveaux examens d'exploration en mai prochain. Seule une échographie sera effectuée à Curie . Un scanner sera réalisé à l'hopital Necker juste avant la greffe.
Jeudi 22 Février : consultation à l'Hopital Georges Pompidou pour mon fils . Débit de filtration glomérulaire et visualisation de la fonction rénale pour chacun des deux reins .
Les examens médicaux se terminent . Reste la consultation d'anesthésie et surtout en avril et mai les rendez vous avec la psychologue du service et aupres du tribunal d'instance afin de déterminer si aucune pression n'a été exercée sur mon fils et si sa décision est bien dictée par sa propre et unique volonté.
Il y aurait également beaucoup à dire sur cette prise de décision . A partir du moment ou 3 de mes enfants ont donné leur accord pour faire pratiquer les tests de compatibilité , quelle marche de manoeuvre reste t'il pour celui que la génétique vient de désigner ? Il sait que son geste , le don fait à sa soeur peut permettre à celle-ci de reprendre le cours d'une vie quasi normale .
Il est vrai que la maladie a fait partie intégrante de notre vie depuis de nombreuses années , qu'elle a forcément induit des relations intra familiales différentes : surprotection parfois mais surtout attention centrée sur l'enfant malade, allers retours incessants entre le domicile et l'hôpital , au détriment des autres membres de la famille même si l'obligation de soins et de présence parentale était admise et acceptée .
Ce n'est certainement pas un hasard si ma fille ainée , agée de 25 ans nous apprend le WE dernier qu'elle attend son premier enfant et que l'accouchement est prévu pour la mi-avril !! Nous habitons la même ville, nous nous cotoyons régulièrement mais à aucun moment nous nous sommes aperçus de cette grossesse qu'elle a vécu pratiquement seule , son ami en ayant été informé lui aussi il y a peu de temps .S'il en avait eu connaissance plus tôt il aurait incité ma fille à en faire la révélation bien avant .
Peur ? Pudeur? Il est vrai , avec le recul je le reconnais , que les soucis des uns et des autres étaient bien souvent relégués au second plan, même si nous tentions au maximum de nous montrer disponible . La greffe de notre fille était l'évènement familial à venir , et ma fille ainée a t'elle cru de façon inconsciente lui "voler la vedette" en ayant son premier enfant juste 2 mois avant ?
le vit-elle comme une frustration de ne pas vous avoir révéler sa grossesse avant ?